Leçon 2026 : Le storytelling avant le visuel

On se rappelle rarement d’une pub juste parce qu’elle était “belle”.

Florence Jacob

Productrice

Leçon 2026 : Le storytelling avant le visuel

On se rappelle rarement d’une pub juste parce qu’elle était “belle”.

Florence Jacob

Productrice

Un beau visuel n’a jamais sauvé un message faible

Beaucoup de marques confondent encore impact visuel et impact publicitaire. Pourtant, un visuel fort avec une idée ordinaire crée rarement autre chose qu’un moment esthétique. À l’inverse, une idée claire, mémorable et bien racontée peut survivre à une exécution beaucoup plus simple. En 2026, la vraie leçon est là : le storytelling porte le message; le visuel le sert.

Ce qu’on retient d’une pub, ce n’est pas toujours l’image

On se rappelle rarement d’une pub juste parce qu’elle était “belle”. On se rappelle d’un personnage, d’une phrase, d’un ton, d’un running gag, d’un jingle ou d’une tension narrative. C’est exactement ce que prouvent les campagnes qui traversent le temps : elles donnent au public quelque chose à reconnaître, à répéter ou à raconter. Le visuel aide, mais la mémoire colle surtout à l’idée.

Mike chez RONA : un personnage vaut parfois plus qu’une direction photo

RONA n’a pas seulement lancé une campagne. La marque a créé un repère culturel. Selon les Media Innovation Awards, “Mike chez RONA” est rapidement devenu un ambassadeur instantanément reconnaissable au Québec, au point de conquérir les ondes et de s’ancrer dans l’imaginaire populaire. Ce qui marque ici, ce n’est pas un visuel sophistiqué. C’est un personnage simple, cohérent et réutilisable à l’infini.


Un jingle simple peut faire plus qu’une pub léchée

Le “12 pouces, 5 $” de Subway en est un bon rappel. Ce n’était pas une démonstration de craft haut de gamme. C’était une mécanique de mémorisation. Une phrase rythmée, répétable, impossible à oublier. Quand une marque trouve une accroche sonore juste, elle s’achète une place dans la tête du monde bien après la fin de la pub.


L’émotion bat souvent l’esthétique

Les campagnes du Lait du Québec montrent aussi la force d’un récit attachant. Leur plus récente campagne mise sur une histoire familiale, la transmission et l’attachement aux racines; c’est précisément ce registre émotionnel qui fait parler et qui crée l’adhésion. Quand l’histoire touche juste, le public ne consomme plus seulement une publicité : il embarque dans un point de vue.

Même l’humour est d’abord une mécanique narrative

Maxi est un bon exemple de marque qui comprend qu’une pub mémorable n’a pas besoin d’être prestigieuse, mais d’être claire et racontable. Son usage récurrent de l’humour et de figures populaires comme Martin Matte crée une continuité que le public reconnaît rapidement. La blague devient une structure de marque.

Les “ugly ads” prouvent le même point

Des marques comme Manmade montrent qu’un ton brut, direct et social-first peut très bien performer quand l’idée derrière est forte. Campaign Canada décrit la marque comme très axée social, avec ses fondateurs comme ambassadeurs; après son entrée au Super Bowl, Manmade a rapporté une forte hausse de ventes, de trafic et d’engagement. Le signal est clair : un contenu moins poli peut gagner s’il raconte quelque chose de distinctif.


Le visuel compte toujours, mais il vient après

Évidemment, quand un grand storytelling rencontre un grand visuel, le résultat monte d’un cran. Mais l’ordre compte. Si la fondation est vide, l’exécution ne compense pas. En 2026, les marques qui vont marquer ne seront pas celles qui “lookent” le mieux. Ce seront celles qui sauront le mieux quoi raconter, comment le raconter, et pourquoi leur public devrait s’en souvenir.

Si on enlève la belle image de votre prochaine campagne, reste-t-il encore une idée assez forte pour que les gens s’en souviennent?

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